Quelle activité immobilière pendant ce nouveau confinement ?

Emmanuelle Wargon, la Ministre déléguée en charge du Logement, a précisé vendredi 30 octobre les règles qui s’appliquent au secteur immobilier dans le cadre de ce nouveau confinement. Principale mesure handicapant la chaîne de service de l’immobilier : l’interdiction des visites d’appartements et de maisons jusqu’à nouvel ordre.

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Une seule activité vous manque et tout est dépeuplé

Bien que les agents puissent continuer à prospecter, réaliser des estimations, signer de nouveaux mandats de vente ou mettre en marché de nouveaux biens, les visites sont LE maillon essentiel sans lequel tout est à l’arrêt.

Naturellement, les dossiers en cours pourront continuer à être traités : les banques, les notaires et les services de l’état sont aujourd’hui mieux préparés et ont améliorer leur capacité à les traiter à distance.

Ce second confinement est donc l’occasion d’un nouveau coup d’arrêt d’une partie de l’activité immobilière, portant principalement sont les biens récemment mis en marché ou qui n’ont pas encore trouvé preneur.

La FNAIM et les grands réseaux d’agences immobilières se mobilisent et militent auprès des services de l’Etat afin que les visites soient de nouveau autorisées. D’autant que, pour Laurent Vimont (président de Century 21), le secteur a « mis en place, depuis plusieurs mois, des protocoles sanitaires strictes pour organiser les visites ».

La résistance s’organise

Les organisations représentatives du secteur immobilier ont donc lancé un appel aux pouvoirs publics afin que les visites d’appartements ou de maisons à la vente, comme à la location, puissent être assimilées à un motif dérogatoire de sortie. Pour Eric Allouche, (Directeur exécutif ERA Immobilier) « [cette] demande est légitime et attendueNous pouvons parfaitement encadrer ces visites en les limitant, par exemple, à deux personnes. Puis en signant des bons visites, qui attestent qu’un rendez-vous a bien été pris. Et enfin, en les limitant aux résidences principales. »

Pour l’instant, les pouvoirs publics n’ont pas donné suite, et certains professionnels de l’immobilier craignent le développement de visites illégales à l’instar de Sébastien Kuperfis, pour qui « il est d’ailleurs fort à parier que, dans cette situation absurde et fort pénalisante pour nous, des visites illégales auront lieu, organisées par des agents peu scrupuleux… ».

Comment s’organisent les agents immobiliers pour continuer à servir les acquéreurs ?

Familiv a interrogé plus de 400 agents immobiliers franciliens afin d’en savoir plus sur la manière dont va évoluer leur activité pendant cette période. Voici les résultats de notre enquête.

Bien qu’ils soient autorisés à se rendre chez des vendeurs afin de procéder à des estimations, 89% des agents immobiliers comptent bien proposer des estimations en ligne pendant le confinement. En effet, les professionnels redoutent que le contexte ne dissuade certains vendeurs et souhaitent proposer des alternatives.

En ce qui concerne la signature de nouveaux mandats et la mise en marché de nouveaux biens, le pessimisme est de mise puisque les 66% des agents immobiliers estiment qu’ils signeront moins de mandats de vente que d’habitude.

Du côté des ventes, voici comment les agents immobiliers comptent s’organiser :

Concernant les visites virtuelles justement, la réalité est encore très hétérogène. Même si les 2/3 des agents ont l’intention d’en faire davantage, pour l’instant, seuls 45% des agents déclarent proposer des visites virtuelles sur la majorité de leurs biens alors que 33% d’entre eux déclarent ne pas y avoir systématiquement recours. Enfin, 22% des sondés n’offrent pas cette possibilité pour le moment.

Enfin, concernant les transactions en cours, les agents immobiliers craignent également qu’elles soient moins nombreuses à ses concrétiser, notamment du fait d’une hausse des rétractations et désistements. La crainte concerne également les banques : le secteur anticipe une hausse des délais de traitement à tous les niveaux et donc des opérations bien plus longues à arriver à leur terme.

Quel son de cloche du côté des courtiers ?

Selon Fabienne Herbin, « pour préparer au mieux leur projet pendant cette période compliquée, les candidats à l’achat devront valider leur plan de financement auprès d’un courtier en lui remettant l’ensemble des documents demandés. Il sera également nécessaire d’avoir une tenue de compte irréprochable. Enfin, un apport de 10% du montant de l’opération, en plus des frais, est pour elle indispensable.

* La Financière de Crédit, VousFinancer Paris 14, 12 rue d’Odessa, 75014 Paris. Tél : 01.86.69.36.70



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